Artikel - Pro und Contra der Existenz von Mokélé Mbembé

Mokélé-Mbembé, un dinosaure survivant de l'ère Secondaire ?

Mokélé-Mbembé, un dinosaure survivant de l'ère Secondaire ?

par François de SARRE, zoologiste

Son nom signifie "celui qui arrête le cours des rivières", il est décrit par les habitants du bassin congolais, comme un énorme saurien aquatique au long cou et à la petite tête de serpent...

Un dinosaure survivrait-il encore au cœur de l'Afrique ?

La question mérite en tout cas d'être posée.

Un animal composite

Avec le monstre du Loch Ness, le yéti et le grand serpent-de-mer, le mokélé-mbembé fait partie des vedettes incontestables de la Cryptozoologie, ce domaine de la zoologie initié en 1955 par le savant belge Bernard Heuvelmans.

Les pygmées lui prêtent la taille d'un éléphant ; la créature serait dépourvue de poils, brun-rouge ou grise, et passerait le plus clair de son temps dans l'eau, comme un hippopotame ; on la décrit avec une tête serpentiforme, la queue d'un crocodile, et parfois aussi une corne sur le front, ou encore une sorte de crête, allant du cou jusqu'à l'extrémité du corps...

Alors : saurien, mammifère ou animal légendaire "recomposé" ?

En fait, ce sont les Européens qui ont fait le rapprochement avec un dinosaure, les autochtones se bornant à parler de leur animal comme s'il s'agissait d'un représentant de la faune locale, au même titre que l'éléphant de forêt, l'hippopotame ou les grands singes anthropomorphes.

Des récits sur le mokélé-mbembé circulent depuis près de 250 ans, mais il n'existe pas de véritable preuve physique, ni de photographie incontestable de l'animal mystérieux, malgré les efforts des cryptozoologistes.

Voici en quelques lignes l'histoire de cette recherche.

Premiers témoignages

En 1776, l'abbé Louis Bonaventure Proyart avait rapporté non pas la découverte d'animaux, mais celle d'empreintes de pas énormes d'un mètre de circonférence (ce qui fait environ 30 cm de diamètre). L'abbé nota aussi la présence de traces de griffes.

Bien plus tard en 1909, le chasseur et zoologiste allemand Carl Hagenbeck fait état de légendes africaines décrivant des animaux similaires aux sauropodes de l'ère Secondaire. Il écrit notamment : « D'après ce que j'ai entendu de la bête, il me semble que ce ne peut-être qu'une sorte de dinosaure, sans doute apparenté au brontosaure ». ("Von Tieren und Menschen", traduit en français sous le titre : "Cages sans barreaux", 1951).

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Le mokélé-mbembé représenté comme un dinosaure sauropode par l'artiste italien Stefano Maugeri

C'est la première remarque concernant une forme « dinosaurienne », pourtant les autochtones insistent plutôt sur le fait que la bête est "mi-lézard", "mi-éléphant". Sa peau est décrite comme "épaisse", telle celle d'un hippopotame, d'un rhinocéros ou d'un éléphant. Une certitude est que le mokélé-mbembé partage à la fois des caractères reptiliens et mammaliens.

L'étape suivante dans la recherche consistait à rechercher les traces laissées par un tel animal dans la vase, à proximité des rivières ou des lacs, pour confirmer les observations anciennes de l'abbé Proyart.

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Empreinte à 3 (ou 4 ?) doigts, attribuée au mokélé-mbembé (Yvan Ridel, Congo-Brazzaville, 1966)

L'empreinte photographiée par le naturaliste français Yvan Ridel pourrait être celle - déformée - d'un hippopotame (qui possède 4 doigts), ou celle d'un rhinocéros qui lui en a bien 3, mais est habituellement absent de la forêt équatoriale, à moins qu'il ne s'agisse de l'énigmatique mokélé-mbembé ?

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La photo ci-dessus n'est pas sans rappeler ce que décrivait l'abbé Proyart, voici plus de deux siècles. Elle provient de l'expédition Powell-Greenwell de 1981 (dont nous reparlerons), mais ces supposées empreintes paraissent peu plausibles.

Bien entendu, on ne saurait totalement exclure l'hypothèse d'un animal inconnu de la science, ou alors seulement sous sa forme fossile.

Dinosaure ou grand mammifère du Tertiaire, il ne faut pas perdre de vue non plus qu'une espèce a pu dériver génétiquement, à partir d'un ancêtre fossile connu de la science, au point de devenir méconnaissable (la filiation n'étant plus tellement évidente).

Si l'animal existe vraiment, l'explication la plus "économe" consiste à dire qu'il s'agit d'un grand varan 1). Le problème, c'est que les varans sont carnivores, alors que l'on prête au mokélé-mbembé des habitudes plutôt frugivores : il serait en effet friand des fruits du malombo ou "chocolat de brousse".

Par ailleurs, sa façon de se déplacer (par exemple, quand il émerge de l'eau au milieu d'une rivière, et que seul son dos est visible) n'est pas celle d'un reptile, mais plutôt d'un gros mammifère (ou d'un dinosaurien, qui ondule lui aussi son corps dans un plan horizontal)...

Selon certains récits, l'animal inconnu attaquerait l'éléphant et serait friand de la moelle contenue dans ses défenses que l'on retrouve parfois brisées...

Une certaine inimitié semble aussi exister entre l'hippopotame et le mokélé-mbembé qui ne supporterait aucun autre gros animal amphibie dans "son secteur", et d'ailleurs s'il voit des pirogues, il chercherait à les soulever. Quand il y a des hippopotames dans la rivière, ceux-ci ne se montrent pas en amont, là où règne le mokélé-mbembé 2).

On peut aisément le comprendre, car ces animaux partagent la même niche écologique, même si l'hippopotame sort de l'eau la nuit pour aller brouter, alors que le mokélé-mbembé se nourrirait plutôt de plantes aquatiques et de feuilles d'arbres sur la berge.

Autres témoignages ou expéditions

En 1913, le baron von Stein zu Lausnitz entendit parler au sud du Cameroun (aujourd'hui le nord du Congo Brazzaville) d'une étrange créature appelée mokélé-mbembé. On lui montre même la prodigieuse trouée que l'animal est supposé avoir faite sur la berge en allant chercher sa nourriture favorite, les fruits du malombo.

En 1932, le naturaliste écossais Ivan T. Sanderson déclare avoir vu très brièvement au Cameroun une créature aquatique de taille gigantesque dont la tête était aussi grande qu'un hippopotame...

En 1977, un professeur d'école congolais affirme avoir vu sortir de la rivière Likouala-aux-Herbes un animal qu'il identifia à un brontosaure (Apatosaurus) quand l'herpétologiste américain James Powell lui montra une reconstitution.

En 1980, Powell et le biochimiste Roy Mackal rencontrent le missionnaire Eugene P. Thomas qui déclare avoir vu la créature, et leur raconte également comment en 1959 des pygmées ont capturé un mokélé-mbembé.

En 1981, Roy Mackal lance une nouvelle expédition au Congo-Brazzaville en direction du lac Télé, accompagné de Richard Greenwell, secrétaire de l'International Society of Cryptozoology, et du zoologiste congolais Marcellin Agnagna. Alors qu'il était à l'écart du groupe, Greenwell certifie avoir observé un très gros animal dans un biotope marécageux.

Au sud de la ville d'Epéna, le plongeon brusque d'une large créature dans l'eau provoqua une vague d'un ½ m de haut frappant de plein fouet la pirogue des explorateurs...

La même année, l'Américain Herman Regusters prend des photos d'une forme non identifiable sur le lac Télé qu'il dit être le mokélé-mbembé. Regusters était en compagnie de sa femme quand il voit surgir un long cou terminé par une petite tête de serpent. Après les avoir regardés, la bête disparaît lentement sous l'eau.

En 1983, Marcellin Agnagna observe l'animal pendant une vingtaine de minutes, le filme, mais dans l'excitation oublie d'enlever le cache sur l'objectif de sa caméra...

En 1985, il repart avec l'Ecossais William J. Gibbons, mais l'Operation Congo se solde par un échec.

En 1988, une expédition japonaise (qui ne recherche pas spécialement le mokélé-mbembé) survole le lac Télé en avion et filme pendant une quinzaine de secondes un objet nageant à la surface, avant que celui-ci ne disparaisse sous l'eau.

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En 1992, William J. Gibbons et Rory Nugent lancent l'Operation Congo 2 dans la région de la rivière Baï ; Nugent prend une photo floue (ci-dessous) d'un objet flottant sur l'eau qu'il pense être la tête du mokélé-mbembé.

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En 2001, une campagne d'exploration est lancée au Cameroun par le British Columbia Scientific Cryptozoology Club et l'organisation Crypto Safari ; l'équipe se compose de William Gibbons, John Kirk, Robert Mullin, Scott Norman et du Camerounais Pierre Sima, mais aucune preuve tangible de l'existence du mokélé-mbembé ne peut être apportée.

Depuis 2004, l'explorateur français Michel Ballot organise de nombreuses expéditions au Sud-Cameroun, à la recherche du mokélé-mbembé et d'autres cryptides (emela-ntouka, morou n'gou), recueillant de nombreux témoignages, dont certains de première main, auprès des pygmées Baka.

Enfin en juin 2010, une équipe de cinéastes (Marie Voignier, Steffi Baumann et Thomas Fourrel) accompagne Michel Ballot et François de Sarre dans le secteur du Parc National de la Lobéké, de la Boumba, du Ngoko, du Dja et de la Sangha (à la frontière entre le Cameroun et le Congo-Brazzaville). Le film de Marie Voignier « L'hypothèse du Mokélé-Mbembé » (titre provisoire) devrait être projeté en salle courant 2011.

Aspects zoologiques et écologiques

Au cours de cette dernière expédition en juin 2010, j'ai pu étudier de visu le vaste écosystème constitué par la forêt tropicale primaire du Sud-Cameroun et le système de 4 cours d'eau (la Sangha, dans laquelle se jette le Ngoko, lui-même formé de la réunion du Dja et de la rivière Boumba ) qui paraît à même d'héberger une grande espèce d'animal aquatique ou semi-aquatique, encore inconnue de la science.

Ces rivières à proximité de la frontière congolaise sont larges et profondes, riches en alluvions et en matières organiques en suspension, et de ce fait très poissonneuses.

En l'absence de l'hippopotame, on peut envisager la présence d'un autre gros animal herbivore dont les déjections nourrissent les micro-organismes, alevins et petits poissons... contribuant ainsi au maintien de la biomasse, à la diversité des espèces et à l'équilibre de l'écosystème fluvial.

Est-ce le tant recherché mokélé-mbembé ?

Ce qui étonne néanmoins le zoologiste, c'est qu'un gros animal - n'ayant à craindre aucun prédateur - ne soit pas plus fréquemment observé sur son aire de répartition actuelle : le bassin du Congo.

L'hypothèse dinosaurienne

Dans un environnement préservé au cœur de l'Afrique, un dinosaure sauropode a très bien pu survivre sans modification anatomique notable, ce qui ne contredit en rien les lois de l'évolution.

La forêt tropicale humide du bassin du Congo est l'une des dernières forêts originelles qui subsistent dans le monde. On sait que le climat y est resté chaud et stable depuis 200 millions d'années. Cette région se trouvait alors au centre de la Pangée, le continent unique qui allait se scinder en Gondwana et Laurasia, à l'origine de nos continents actuels.

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Massospondylus

Les dinosaures vivaient alors dans des marais, au milieu de prêles, de cycas et de fougères arborescentes. Au Trias (vers 190 millions d'années), le prosauropode "Massospondylus" était très commun dans ce qui allait devenir l'Afrique ; il avait une petite tête, un cou mince et flexible, mesurait 4 à 5 m de long, marchait habituellement à 4 pattes, mais pouvait aussi se dresser sur ses membres postérieurs pour atteindre la végétation en hauteur (un comportement qu'aurait aussi, selon certains témoignages, le mokélé-mbembé).

Dans le Sud-Cameroun, les pygmées Baka rapportent généralement que sa grosseur est celle d'un éléphant, qu'il a un long cou très flexible et une longue queue musculeuse comme celle d'un crocodile, une petite tête de lézard et un large dos proéminent. L'animal possèderait également toute une série de pointes dermiques (appelées "griffes") le long du cou, du dos et de la queue. Tous ces traits font penser à un dinosaure.

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Dicraeosaurus

Les paléontologues prêtent une crête semblable à "Dicraeosaurus", un sauropode du Trias tanzanien (vers -145 millions d'années), dont un squelette bien conservé se trouve au Berliner Museum für Naturkunde. Sous-tendue par des épines, la crête débutait à l'arrière du crâne et se prolongeait le long du cou et du dos, jusqu'au bout de la queue.

Au Crétacé inférieur ( vers -135 millions d'années ) vivait aussi Jobaria tiguidensis dans un environnement de marécages. Découvert en 1999 au Niger, donc au nord du Cameroun) ce sauropode présentait également une rangée d'épines le long de son cou.

Les dinosaures sont censés avoir disparu voici 65 millions d'années, mais des trouvailles récentes en des endroits aussi divers que la Mongolie, l'Angleterre ou le Nouveau-Mexique montrent que certains d'entre eux ont bien pu survivre à la grande extinction de la fin de l'ère Secondaire.
En rapport avec le mokélé-mbembé, les zoologues Ivan T. Sanderson (1948) et Bernard Heuvelmans (1955, 1978, 1986), l'herpétologiste James H. Powell (1976) ou le biologiste Roy P. Mackall (1987), ont évoqué à diverses reprises l'hypothèse dinosaurienne.
L'explorateur écossais William J. Gibbons que j'ai rencontré fin août 2010 à Nice semble aussi partager ce point de vue.

Les autres hypothèses

Si le mokélé-mbembé paraît être un survivant de la préhistoire ancienne, voire même un transfuge de l'ère Secondaire, son identité zoologique n'est pas clairement définie. En dehors de l'hypothèse dinosaurienne, on peut évoquer aussi la possibilité d'un grand varan, ou d'un mammifère ayant acquis la même forme corporelle par convergence évolutive (rhinocéros aquatique à long cou ?).

Comme nous l'avons déjà indiqué, le plus grand varan actuel est le dragon de Komodo qui vit en Indonésie et mesure près de 3,5 mètres de long ; non loin de là, en Australie, un varan géant, le Megalania, a vécu au Pléistocène : sans doute les premiers aborigènes l'ont-ils rencontré, voici 40.000 ans.

Le fait que toute une mythologie entoure le mokélé-mbembé ne constitue pas un véritable argument en faveur de son existence réelle. L'animal pourrait n'être qu'une figure de l'imaginaire des pygmées, colportée à travers tout le bassin du Congo par les migrations des tribus.

On peut aussi évoquer une extinction récente, suite à une épizootie virale qui a décimé l'espèce.

Peut-être certains individus isolés ont-ils pu survivre jusqu'à nos jours ? Cela expliquerait les témoignages recueillis depuis de nombreuses années par MM. Michel Ballot et William J. Gibbons.

En tout cas, beaucoup d'observations pourraient reposer sur des confusions avec des animaux connus, mais devenus rares : loutres, crocodiles, tortues aquatiques, lamantins, ou même hippopotames.

Une bête légendaire ?

On en revient aussi à l'animal mythique "composite". En dehors du mokélé-mbembé à l'aspect de brontosaure, certains récits évoquent aussi l'emela n'touka (en lingala, " tueur d'éléphants "), plus agressif, avec une corne dont il se servirait pour empaler les éléphants... On connaît des statuettes de cet animal qui réunit les traits de l'éléphant, du rhinocéros, de l'hippopotame et du crocodile.

Si l'on considère les cours d'eau au Sud-Cameroun, comme la Boumba ou le Dja, la non-présence d'hippopotames dans le secteur est évidemment une question réelle qui demande solution 3), d'autant que la préservation des équilibres biologiques (chaîne alimentaire) "implique" pour ainsi dire la présence d'un (autre) gros animal herbivore.

La légende du mokélé-mbembé se base peut-être sur des faits réels, mais dans un souci d'objectivité, il faut faire appel d'abord aux animaux connus, comme le lamantin ; dans un second temps, on peut penser à des variétés (mais il peut s'agir d'individus isolés) d'éléphants ou de rhinocéros particulièrement aquatiques et agressifs ; dans un troisième temps seulement, on se doit d'évoquer le gros animal antédiluvien "relique", mammifère ou dinosaure !

Quant au mythe lui-même, il peut être constamment "réactivé", comme nous l'indiquions, par l'observation d'animaux simplement entrevus : loutres, tortues, crocodiles ou gros poissons, à l'aube ou à la tombée de la nuit, quand les conditions de visibilité ne sont pas très bonnes.

L'explorateur Jean-François Floch qui connaît bien l'Afrique Noire parle aussi de "codes traditionnels" en usage dans les tribus.

Ainsi, les histoires d'animaux légendaires - que ce soit en brousse ou en forêt - doivent être analysées en connaissance de cause et accompagnées d'un travail de terrain rigoureux pour les expliquer.

Différents degrés d'initiation ?

Lors de cérémonies d'initiation, les jeunes pygmées dansent en imitant le comportement d'un animal fétiche : léopard, oiseau ou éléphant.

Dans le même état d'esprit, les descriptions d'un animal fantastique relèvent moins de la réalité que d'un "message d'interdiction" à destination des gens de passage, et surtout des initiés !

Pour Jean-François Floch 4), les "messages" ainsi délivrés sont tout ce que l'on veut, sauf la description d'un animal réel !

La légende du mokélé-mbembé peut être basée sur quelque chose de massif et de dangereux, mais ne ressemblant en aucun cas aux "observations" des témoins...

Les populations d'Afrique Noire utiliseraient des « codes » pour faire passer des messages, un peu comme nos panneaux indicateurs sur les routes. On y voit par exemple l'image d'un "cerf" stylisé, mais cela sert aussi à indiquer le passage d'autres animaux sauvages : sangliers, daims, chevreuils... pas seulement des cerfs ou des biches !

En Afrique, les chefs de tribus ou les grands initiés interdisent le droit d'accès à certaines zones en délivrant un message codé que tout le monde connaît (sauf l'Occidental...), mais que chacun "déchiffre" selon son niveau d'initiation.

Le message peut ainsi avoir plusieurs sens. Pour certains, ce sera l'interdiction absolue de pénétrer dans la zone où est censé vivre l'animal légendaire ; pour d'autres, ce sont des indications sur ce qu'on pourrait réellement y trouver !

Il peut s'agir d'un danger caché (animal, hommes ou "esprits") ou d'un endroit tabou pour des raisons que seuls les initiés connaissent.

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Emela-ntouka

En tout cas, cette hypothèse a le mérite de donner une explication rationnelle à l'aspect étrange et composite du mokélé-mbembé (tête et cou de serpent, corps d'hippopotame, crête de caméléon, queue épaisse de crocodile) ou de l'emala-ntouka (museau et corne de rhinocéros, dents de crocodile, oreilles, tronc et pattes d'éléphant, queue charnue ressemblant à celle d'un gecko).

Ces "codes animaliers" restituent pour les initiés (des divers niveaux) la nature "de ce qu'ils doivent comprendre". Pour cela, il faut connaître la symbolique de chaque élément du "monstre". En tout cas, le message est clair pour ceux qui connaissent bien les animaux de la forêt. Et les initiés peuvent encore y retrouver des informations supplémentaires (relatives à un sanctuaire, à un endroit cultuel, ou encore à un animal auxquels on prête des pouvoirs sacrés et secrets.

Pour les non-initiés, le message est clair : « Ne pas approcher ! ».

En tout état de cause, il faut bien admettre que ce sont les Occidentaux qui ont parlé de dinosaures, animaux fossiles que l'on connaît depuis le XIXème siècle et déjà très populaires, bien avant que Steven Spielberg ne porte sa trilogie à l'écran !

Les cryptozoologistes poursuivent l'enquête

Sur le terrain, la prospection continue. Le but des explorateurs au Congo ou au Cameroun est de retrouver des empreintes non ambiguës, des lambeaux de chair ou de peau, des dépouilles ou des ossements que l'on pourrait attribuer au mystérieux mokélé-mbembé.

On pense que les dinosaures (ou une majorité d'entre eux) étaient ovipares, c'est-à-dire qu'ils pondaient des œufs. Beaucoup construisaient des nids qu'ils surveillaient eux-mêmes, car de petits animaux (mammifères ou reptiles) chapardaient les œufs.

Dans le contexte actuel du mokélé-mbembé, on remarque qu'il n'y a, dans les récits des pygmées, pas d'allusions directes à d'éventuels lieux de ponte, forcément sur les berges.

Les cryptozoologistes pourraient en effet consacrer leurs efforts à cet aspect de la prospection, car des œufs - et même à défaut, de simples coquilles - constitueraient la preuve tant attendue de l'existence réelle de l'animal !

En outre, la prédation exercée sur ces pontes par les crocodiles ou de petits mammifères, expliquerait la raréfaction du mokélé-mbembé.

Bien sûr, la viviparité (= les petits naissent vivants) pourrait être une adaptation à la vie aquatique, comme cela a été le cas pour les reptiles marins du Jurassique. Le paléontologue américain Robert T. Bakker a même suggéré que certains gros dinosaures sauropodes avaient été vivipares.

Dans ce cas, bien sûr, pas d'œufs. Mais cela renforcerait aussi la thèse du grand mammifère aquatique, ayant acquis par convergence l'apparence d'un saurien au long cou, tout comme la girafe est issue d'ancêtres à cou peu développé.

Voici quelques années, des biologistes du Department of Microbiology, Bharathidasan University en Inde, ont fait paraître un article bien documenté sur le mokélé-mbembé. Après avoir listé nombre de témoignages et indices recueillis par différentes expéditions, leur conclusion est étonnamment favorable à l'hypothèse de la survivance d'un dinosaure apparenté à l'apatosaure (ou brontosaure).

Du fait de leur spécialisation en microbiologie, ces chercheurs indiens soulignent qu'une analyse ADN de quelques cellules de cette créature serait possible, en l'état actuel des technologies. Il suffirait d'un peu de peau arrachée, d'excréments, ou même de végétaux broutés (on pense aux fruits du malombo que l'on voit partout sur les berges) : des traces infimes de salive suffisent pour ce genre d'analyse.

Peut-être les expéditions prochaines de Michel Ballot et William J. Gibbons apporteront-elles des pièces essentielles au dossier ? A défaut d'échantillons biologiques provenant de l'animal lui-même, l'idéal serait bien entendu un film ou de bonnes photographies.

Des dinosaures ont-ils réellement survécu jusqu'à nos jours en divers endroits peu accessibles du bassin du Congo ?

Cela reste scientifiquement plausible : des cas d'animaux "venus de la Préhistoire" sont restés célèbres, comme le poisson archaïque cœlacanthe, la limule ou encore les scorpions sahariens, inchangés depuis 400 millions d'années. Le mokélé-mbembé n'aurait même pas le record de "longévité" !

Bibliographie

AFFRE, Pierre & Eric JOLY : « Les monstres sont vivants » - Grasset, 1995.

AGNAGNA, Marcellin : « Results of the first Congolese Mokele-Mbembe expedition » - Cryptozoology, vol. 2 : 103-112, Tucson, 1983.

BALLOT, Michel (ab 2008) : « Mokélé-Mbembé Expéditions » https://mokelembembeexpeditions.blogspot.com

BALLOT, Michel : « A la Recherche du Mokélé-Mbembé » - Ed. du Trésor, 2014.

BARLOY, Jean-Jacques : « Les survivants de l'ombre - Enquête sur les animaux mystérieux » - Arthaud, 1985.

FLOCH, Jean-François : « Croyances, initiations, information sont-elles les bases de la Cryptozoologie » - Cryptozoologia, 63 : 3-9, Bruxelles, 2008.

GIBBONS, William J. : « Mokele-Mbembe : Mystery Beast of the Congo Basin » - Coachwhip Publications, Landisville, USA, 2010.

HEUVELMANS, Bernard : « Sur la piste des bêtes ignorées » - Plon, 1955.

HEUVELMANS, Bernard : « Les derniers dragons d'Afrique » - Plon, 1978.

MACKAL, Roy P. : « A Living Dinosaur ? In Search of Mokele-mbembe » - E.J. Brill, Leiden, 1987.

MANILAL, Aseer, Chippu SHAKIR, Joseph SELVIN & Balu SABARATHNAM : « Mokele-Mbembe : a Cryptozoological Animal of Centre African Prefecture: Veracity or Hoax » - World Applied Sciences Journal, 10 (5): 544-551, 2010.

https://www.idosi.org/wasj/wasj10(5)/10.pdf

POWELL Jr., James H. : « On the trail of the mokele-mbembe » - Explorers Journal, 59 (2): 84-90, 1981.

RAYNAL, Michel : Institut Virtuel de Cryptozoologie

https://cryptozoo.pagesperso-orange.fr

SANDERSON, Ivan T. : « There could be Dinosaurs » - Saturday Evening Post, 17 : 53-56, 1948.

SHUKER, Karl : « In Search of Prehistoric Survivors : Do Giant 'Extinct' Creatures Still Exist » - Ed. Blandford, London, 1995.

WIKIPEDIA, l'Encyclopédie en ligne

https://www.criptozoo.com/absolutenm/templates/criptiditerrestritemplate.asp?articleid=38&zoneid=14

20 janvier 2011 [publié dans le magazine « Enigmes de l'Histoire »]

1) le "dragon" de Komodo en Indonésie peut mesurer jusqu'à 3m ½, mais le Megalania atteignait 8 m de long, il vivait encore en Australie, voici à peine 40.000 ans !

2) c'est le cas de la rivière Boumba, au sud du Cameroun, où se concentrent les efforts de l'explorateur français Michel Ballot

3) des études comparées sur le PH de l'eau pourraient s'avérer fructueuses, l'hippopotame étant réputé avoir une peau très sensible, mais cela ne donnera bien sûr pas d'explication sur l'animal qui le remplace...

4) communication personnelle

Mein großer Dank gilt Francois de Sarre, der uns diesen Artikel zur Veröffentlichung zugeschickt hat. Bei Klärung der Bilder- bzw. Foto-Copyrights werden diese nachträglich eingesetzt. Eine Übersetzung ins Deutsche ist geplant!


Mokélé Mbembé - Eine bis heute überlebende Dinosaurierart? Warum eigentlich nicht....?!

Mokélé Mbembé - Eine bis heute überlebende Dinosaurierart? Warum eigentlich nicht....?!

Danilo Rudolf / Güstrow

Im Folgenden möchte ich versuchen, die Hypothese der Existenz einer bis heute überlebenden Dinosaurierart im afrikanischen Kongobecken zu untermauern. Dabei stütze ich mich auf wissenschaftliche Erkenntnisse und verknüpfe sie mit meinen eigenen Gedankengängen.

Als Quellen dient u.a. hierbei die unten aufgelistete Literatur, um eine theoretische Möglichkeit zu schaffen, wie ein Dinosaurier bis in die heutige Zeit überdauert haben könnte.

Als potenziellen Kandidaten für das Mokélé Mbembé, habe ich mich für das Vulcanodon entschieden. Dieser Dinosaurier gehört zur Gruppe der Sauropoden, der während des frühen Jura, im südlichen Afrika lebte. Mit einer geschätzten Länge von 6,5 Meter handelte es sich um einen vergleichsweise kleinen Sauropoden. Der Körperbau mit dem tonnenförmigen Körper, dem langen Hals und Schwanz und dem kleinen Kopf entsprach jedoch auch dem Körperbau anderer Sauropoden.

Vorder- und seine Hinterbeine waren robust und säulenartig. Er könnte an den Ufern von Wadis gelebt haben und bevorzugte möglicherweise wüstenartige Lebensräume. Natürlich besteht auch die Möglichkeit, dass er an seinem Fundort hin gespült worden ist. Das Tier starb vor 182,7 bis 174,1 Millionen Jahre aus. Von der Beschreibung her passt es durchaus auf Mokélé Mbembé, weswegen ich mich dazu entschieden habe, diesen ausgestorbenen (?) Vertreter der Dinosaurier zu nehmen.

Größenvergleich: Vulcanodon - Mensch,

Bild: gemeinfrei, Quelle: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gr%C3%B6ssenvergleich_Vulganodon-Mensch.png

Vulcanodon in einer plastischen Lebenddarstellung, JuraPark in Solec Kujawski, Polen, Bild Bardrok (26.Juli 20089 gemeinfrei;

Quelle: https://de.wikipedia.org/wiki/Vulcanodon

Ab diesen Zeitpunkt wäre die Geschichte nun zu Ende, da Vulcanodon ja ausgestorben ist, zumindest gibt es keine jüngeren Funde, die belegen, dass er länger gelebt haben könnte.

Also kommt jetzt ein Gedanke von mir ins Spiel, das möglicherweise aus Vulcanodon eine neue Art, bzw. eine Unterart entstanden sein könnte, deren Vertreter ich ab diesen Zeitpunkt einfach mal Mokélé Mbembé nenne.

Natürlich wäre auch die Möglichkeit gegeben, andere kleinere Sauropoden zu nehmen, wie zum Beispiel den Magyarosaurus, der vor 69,9 bis 66 Millionen Jahren im Gebiet des heutigen Rumänien lebte oder andere kleinere Vertreter seiner Art. Aber ich bleibe einfach mal bei meinem Gedankenspiel, dass aus dem Vulcanodon sich Mokélé Mbembé entwickelt hat.

Mittlerweile sind viele Millionen Jahre auf der Erde vergangen, seitdem die Dinosaurier die Erde beherrschen. Wir befinden uns am Ende der Kreidezeit und ein riesiger Meteorit, der sich auf den Weg zu Erde gemacht hat, steht kurz vor dem Einschlag auf der Erde. Die Katastrophe beginnt und der Meteorit, der größer als der Mount Everest war, schlägt mit einer Geschwindigkeit von gut 20 km in der Sekunde ein. Der Einschlag reißt ein 30 km tiefes und 100 km breites Loch in den Golf von Mexiko. Alles was sich dort und in unmittelbarer Umgebung befand, war auf der Stelle tot.

Die riesigen Trümmer von Gestein und Staub jagten hoch in die Luft, Staubwolken verteilten sich um den Globus, schirmten das Sonnenlicht ab und kamen anschließend als Staub zurück auf die Erde. Außerdem wurden 100 Millionen Tonnen Schwefel in die Stratosphäre geschleudert. Aus diesen Schwefelverbindungen entstand Schwefelsäure, die sich in Form von Tropfen in der Stratosphäre festsetzte und einen Teil der Sonnenstrahlen zurück ins Weltall reflektierte. So kühlten die Temperaturen auf der Erde für ein oder zwei Jahre ab. Hinzu kommen riesige Tsunamis, Vulkanausbrüche, saurer Regen und Kälte, was katastrophale Folgen für die Pflanzen und Tierwelt bedeutete.

Das Klima erholte sich zwar wieder recht schnell, etliche Samen dürften auch diese eisige Zeit überdauert haben. Bereits nach sieben Jahren erreichte ähnlich viel Sonnenenergie den Boden wie vorher und auch die Temperaturen erreichten nach 30 Jahren wieder Normalwerte.

Allerdings kamen für die Dinosaurier und somit auch für Mokélé Mbembé die warmen Temperaturen allerdings zu spät. Wirklich zu spät?

Nein, denn nach neusten wissenschaftlichen Analysen und Erkenntnissen haben zum Beispiel Hadrosaurier die zur Gattung der Vogelbeckendinosaurier gehörten, die Katastrophe um 700.000 Jahre länger überdauert als bisher angenommen wurde. Selbst bei einer Unsicherheit von +/- 900.000 Jahren, ist die Wahrscheinlichkeit groß, dass dieses Tier die Katastrophe um 700.000 Jahre länger überlebt hat, also erst vor ca. vor 64,8 Millionen Jahre ausgestorben ist.

Gleiches könnte auch Mokélé Mbembé geschafft haben, aber wie ist das möglich, ohne Nahrung im Zusammenhang mit der Katastrophe?

Heaman ist der Ansicht, das Hadrosauriergruppen durchaus den Impact und seine unmittelbaren Folgen überstanden haben könnten, wenn sie zufälligerweise in einer Region lebten, deren Vegetation zunächst erhalten blieb. Möglicherweise könnten auch einige Dinosauriereier die extremen Bedingungen, der ersten Jahre nach der Katastrophe, überstanden haben, was einigen Populationen ein Weiterleben erst ermöglichte. Gleiches wäre auch bei Mokélé Mbembé denkbar, wenn er zufällig in einer dieser Regionen lebte.

Was allerdings noch ungeklärt ist und ein Rätsel darstellt, ist die Tatsache, wie die Pflanzenwelt im Dunklen, ohne Sonnenlicht und Photosynthese und damit ohne Primärproduktion wachsen konnten. Eine Möglichkeit wäre, dass die Pflanzen in eine winterliche Ruhephase übergegangen waren und obwohl es extrem kalt war, überlebten sie aufgrund ihrer Anpassungen und trieben später wieder aus, als es wärmer wurde. Auch die Tiere könnten die Umstellung gut bewältigt haben. Als Möglichkeit hielten sie eventuell Winterschlaf. Zumindest wäre es eine mögliche Theorie, bis sich das Leben langsam wieder normalisiert hat.

Diese Möglichkeit gab es ja auch schon zur Jurazeit, als sich Dinosaurier in der Arktisregion aufhielten, in der es kalte Winter gegeben hat und trotzdem sind sie damit zurecht gekommen.

Die Hadrosaurier starben ja dann letztendlich doch aus und somit könnte Mokélé Mbembé der einzige Vertreter aus der Dinosaurierära sein, der bis heute im Kongobecken des Kontinents Afrika überlebt hat. Er passte sich dem Leben im Regenwald an, war abgeschottet von allen anderen größeren Fressfeinden der Säugetierära (Megafauna) und hat dank seiner Größe, keine natürlichen Feinde. Nach den Erzählungen der Pygmäen, hatten selbst Nilpferde ihm nichts entgegen zu setzen, ganz zu schweigen von Krokodilen.

Zumindest wäre das eine mögliche Erklärung, wie ein Dinosaurier oder ein dinosaurierähnliches Tier bis heute überlebt haben könnte. Der Regenwald in Afrika ist noch weitestgehend unerforscht und ist so unzugänglich, dass bisher nur ein kleiner Teil davon überhaupt erforscht werden konnte. Er erstreckt sich von Kamerun über Gabun und der Demokratischen Republik Kongo an der Westküste des Kontinents bis zur Region der großen Seen in Uganda, Ruanda und Tansania in Ostafrika. Es liegt also noch vieles im Verborgenen.

Soweit also ein Gedankenspiel meinerseits, zusammen mit wissenschaftlichen Erkenntnissen, über die mögliche Existenz eines überlebenden Dinosauriers bis in die heutige Zeit.

So lange kein Beweis, kein derartiges lebendes Exemplar gefunden wird, bleibt es vorerst leider nur eine Theorie.

Quellen:

  • https://de.wikipedia.org/wiki/Vulcanodon
  • https://www.tagesspiegel.de/wissen/meteoriten-einschlag-vor-66-millionen-jahren-und-dann-kam-die-kaelte/19359786.html
  • https://www.scinexx.de/news/geowissen/dinosaurier-ueberlebte-ende-der-kreidezeit/
  • https://www.planeterde.de/wissen/bluehendes-leben-bis-das-eis-kam


Ist Mokele-Mbembe real oder nur ein Mythos, eine dämonische Entität der Pygmäen?

Arno Neumann / Gera

Im dichten und dunklen Dschungelwald und den Wasserläufen des Kongobeckens lebt neben dem heimlichen Leoparden und den aggressiven Flusspferden ein unbekanntes, geheimnisumwittertes und weitaus gefährlicheres Wesen. Der ansässige Pygmäenstamm der Bangombe fürchtet dieses aggressive Monster und mehr als einmal wurden die Fischer des Stammes in ihren leichten Kanus angegriffen. Sein Ruf unter den Pygmäen ist legendär und für die Kryptozoologie ist sein Name neben Nessie und dem Yeti einer der mysteriösesten und zugleich umstrittensten überhaupt - Mokele-Mbembe, der "den Lauf des Flusses stoppt".

Der Pygmäenstamm der Bangombe lebt rund um den kongolesischen See Tele und eine der Hauptnahrungsquellen des Stammes stellt die Fischerei im See sowie in dessen Zu- und Abflüssen dar. Die Anwesenheit des etwa elefantengroßen und äußerst aggressiven Mokele-Mbembe, das sich nicht nur in den Dschungelwäldern sondern auch im See aufhält, ist für die Pygmäen seit mehreren Generationen ein Problem und so verwundert es nicht, dass es regelmäßig zu lebensgefährlichen Zusammenstößen kommt, zumal auch da das Tier sein Territorium erbittert verteidigt. Nur einmal ist eine solche Begegnung nach den Erzählungen der Bangombe für das Wesen selbst tödlich ausgegangen. Am nördlichen Ende des Sees befinden sich unübersichtliche Wasserläufe, die in Sumpfland und schließlich in Dschungel übergehen. Diese Verbindung nutzt Mokele-Mbembe regelmäßig als Zugang zum See und vertreibt hier den Pygmäen, die an diesem Ende des Sees fischen, ihre Beute. So beschloss man diese Schneise zu blockieren, doch man unterschätzte wohl die schiere körperliche Kraft der gewaltigen Tiere, denn zwei von ihnen durchbrachen ohne größere Mühen die Barriere. Als letzten Ausweg, auch um ihr eigenes Leben zu retten, töteten die Bangombe eines der Tiere mit ihren Speeren, woraufhin sich das andere rasch zurückzog. Die Fischer zerlegten das Fleisch und brachten ihre reiche Siegesbeute zurück in ihr Dorf, bedeuteten diese Unmengen von frischem Fleisch doch eine sichere Nahrung über einige Wochen hinweg. Ein großes Siegesfest wurde abgehalten und ein Teil des Fleisches gleich als Festbraten gegessen. Doch die Freude währte nicht lange - alle die vom Fleisch des Tieres aßen wurden krank und starben kurz darauf. Dieser Vorfall ereignete sich um das Jahr 1959 herum. Ist Mokele-Mbembe nur ein Mythos, eine dämonische Entität der Pygmäen?

Im Jahr 1776 fand einer der ersten weißen Kolonialisten, der Franzose Abbe Proyart, Spuren dieses Wesens. Missionare, die versuchten ihren Glauben den wilden, unzivilisierten Einheimischen aufzudrängen, berichteten seit Jahren von Spuren, großen Fußabdrücke mit Klauen an den Zehen. Auf afrikanischen Felsen wurden primitive Zeichnungen von vierbeinigen, langhalsigen Kreaturen entdeckt und auf einem der acht Stadttore von Babylon, dem prunkvollen Ishtar-Tor, findet sich das Relief eines ebensolchen Wesens.
Der deutsche Freiherr von Stein zu Lausitz war der erste Ausländer, der gezielt Berichte über Mokele-Mbembe auf einer Expedition im Jahr 1913 im Flussgebiet des Likoula-aux-Herbes sammelte. Die Einheimischen zeigten ihm sogar einen Pfad, den das Tier durch den Dschungel gezogen hatte um an seine Lieblingsnahrung zu kommen. Erst in den Jahren von 1920 bis 1935 gibt es dann wieder mehrere Sichtungen verschiedener Augenzeugen, die eine Kreatur mit langem, schlangenähnlichem Hals, stämmigen Beinen und einem wahrhaft massigen Körper gesehen haben wollten. 1954 sah ein englischer Tourist im Bangweulu-See einen langen Hals mit schlangenähnlichem Kopf aus dem Wasser ragen, und in den sechziger Jahren sah der Großwildjäger Nicolas Mondongo nahe des Likoula-aux-Herbes-Flußes ein großes Tier, dessen Beschreibung genau auf Mokele-Mbembe zutrifft, das nicht weit entfernt von seiner Position aus dem Wasser an Land kam. Von Oktober bis Dezember 1980 wurden vom deutschen Ehepaar Herman und Kia Regusters Lautäußerungen und mehrere mysteriöse Wasserbewegungen, verursacht durch ein großes Tier, wahrgenommen. Es gelang ihnen sogar Audioaufnahmen der Geräusche zu machen und auch einen langen Hals im Wasser zu beobachten. Im selben Jahr und teilweise nochmals ein Jahr darauf führten die Naturwissenschaftler und Kryptozoologen Roy P. Mackal, James Powell, Richard Greenwell und Justin Wilkinson zwei Expeditionen in den Kongo, um die bis zu zweihundert Jahre zurückreichenden Berichte über Mokele-Mbembe zu verifizieren. Sie sammelten Augenzeugenberichte, Legenden und Mythen um das sagenhafte Wesen und kamen zu dem Ergebnis, dass sich auffallend viele der Beschreibungen glichen. Die zweite Expediton, zu deren Teilnehmern nur noch Greenwell und Wilkinson gehörten, konnte als weitere Indizien die Spuren eines Mokele-Mbembe aufweisen. Zu dem Experten und überzeugtesten Anhänger von Mokele-Mbembe wurde der kongolesische Biologe und Begleiter von Roy P. Mackal auf dessen zweiter Expedition, Marcellin Agnagna. 1983 unternahm dieser eine eigene Erkundungsfahrt und tatsächlich sollte ihm offenbar mehr Glück vergönnt sein. Im Tele-See konnten er und einige andere Mokele-Mbembe mehrere Minuten lang beobachten - Beweise wie Filmaufnahmen konnte er jedoch aufgrund einer angeblichen Fehleinstellung seiner Videokamera auch nicht aufweisen. Die Fußspuren die er fand, verblassen neben der versäumten Chance einer Videoaufzeichnung regelrecht und die Tatsache, dass er seine Geschichte in Laufe der Zeit mehrere Male änderte, lässt Zweifel an seiner Glaubwürdigkeit aufkommen. Die britische "Operation Kongo", die voller Hoffnungen und hochgesteckter Ziele im Januar 1986 begann, endete im Juni zwar nicht mit irgendwelchen Beweisen oder Sichtungen von Mokele-Mbembe, dafür aber mit dem Nachweis von Krokodilen, Pythons und Schildkröten im Tele.

Die Sensationsmeldung kam im September 1992, als es einem japanischen Forscherteam um Tatsuo Watanabe vom Flugzeug aus gelang, ein unbekanntes, schwimmendes Tier im See zu filmen. Die tatsächlich auswertbaren Aufnahmen des qualitativ schlechten Videos beschränken sich jedoch lediglich auf fünfzehn Sekunden. Sie zeigen eine langhalsige Kreatur, die den See durchquert und nach Meinung der Japaner als Mokele-Mbembe zu identifizieren ist. Um was genau es sich hier handelt konnte nicht genau festgestellt werden, die Vermutungen schließen aber einen großen schwimmenden Python nicht aus...

Aber wie wird denn Mokele-Mbembe nun eigentlich genau beschrieben? Die Afrikaner ziehen als Größenvergleich das Nilpferd beziehungsweise den Elefanten zu Hilfe. Zwischen diesen beiden rezenten Tierarten soll die mögliche Größenspanne des massigen Tieres liegen (wobei aber auch Berichte über noch größere Tiere existieren), vier stämmige Extremitäten, deren Abdrücke denen von Nilpferden ähneln und deren Zehen drei Klauen aufweisen. Markantestes Merkmal dürften jedoch der lange, flexible Hals mit etwa dreißig Zentimetern im Durchmesser und der kleine Kopf, der bei männlichen Exemplaren ein Horn oder einen hornähnlichen Fortsatz aufweisen soll (wie dies zum Beispiel auch bei einigen rezenten Reptilien der Fall ist) sowie der lange Schwanz sein. Die Hautfarbe variiert von bräunlich-grau bis zu rötlich-braun. Da ein einzelnes Tier über kurz oder lang sterben würde, muss man zwingend von einer überlebensfähigen Population dieser Tiere ausgehen. Die Legenden und Berichte von Wesen, die genau wie Mokele-Mbembe beschrieben werden, sind zudem nicht nur auf den Kongo beschränkt. Auch aus Gabun und Kamerun gibt es ähnliche Belege für die Existenz der gleichen oder einer ähnlichen Spezies, die hier je nach Region Le'kela-bembe, Mbulu-em'bembe, M'kuoo-m'bemboo oder M'(o)ké-n'bé genannt wird. Es stellt sich nunmehr die Frage, worum handelt es sich denn eigentlich beim Mokele-Mbembe? Einige der vorher beschriebenen Augenzeugenberichte und Legenden lassen sich durchaus auf Verwechslungen mit bekannten Tiere zurückführen. So könnte zum Beispiel die Sichtung von Marcellin Agnaga von 1983 auch auf die große afrikanische Weichschildkröte (Trionyx triunguis) zurückgehen. Verschiedene weitere rezente Tierarten wurden von Kryptozoologen und Zoologen aufgeführt, die zu einer Fehlinterpretation einiger der Sichtungen oder Spuren geführt haben könnten. Das Nilkrokodil (Crocodylus niloticus), Flußpferde (Hippopotamus amphibus) oder der westafrikanische Manatee (Trichechus senegalensis). Von einer BBC-Expedition wurde als Erklärung vorgeschlagen, die vagen Erinnerungen der Einheimischen an Nashörner in dieser Region hätten zu einer Legende wie dem Mokele-Mbembe geführt. Obwohl die Bangombe das Bild eines Nashorns als Mokele-Mbembe identifizierten (was sie im übrigen auch vorher schon mit dem Bild eines Apatosaurus taten) und diese Theorie allgemein große Aufmerksamkeit erregte, tun sich wie bei allen bisherigen Erklärungsversuchen mehr neue Fragen auf, als dass alte glaubhaft geklärt werden. Es stellt sich hier zum Beispiel die Frage, wie man ein langhalsiges, flusspferd- bis elefantengroßes Wesen, das über einen muskulösen Schwanz verfügt, mit einem Nashorn verwechseln kann...
Doch was für eine Tiergattung kommt denn überhaupt in Frage wenn man davon ausgeht, dass längst nicht alle Berichte und Indizien auf derartige Tiere zurückgehen können?

Die Beschreibungen von Mokele-Mbembe lassen als greifbarste und doch heikelste Lösung des Gesamträtsels nur einen Schluss zu - Dinosaurier! Betrachtet man die große Artenvielfalt dieser ausgestorbenen Tiere, stößt man unweigerlich auf die Infraordnung Sauropoda, den "Echsenfüßern". Die Infraordnung Sauropoda unterteilt sich nach den taxonomischen Richtlinien in fünf Familien mit mehreren Arten.

Zu diesen Familien zählen bekannte Arten wie Cetiosaurus (Fam. Cetisauridae), Camarasaurus, Euphelopus oder Opisthocoelicaudia (Fam. Camarasauridae), Apatosaurus oder Dicraeosaurus (Fam. Diplodociden) und Alamosaurus (Fam. Titanosauridae). Die Familie Brachiosauridae wird aus dem möglichen Kandidatenkreis hier ausgeschlossen, da deren ungewöhnliche Schädelanatomie unverwechselbar ist (ein hoher Knochenbogen, der die beiden hoch und weit hinten am Kopf liegenden Nasenöffnungen voneinander trennt) und nicht auf Mokele-Mbembe zutreffen. Alle diese Sauropoden haben einige grundlegende körperliche Merkmale gemeinsam. Ein relativ kleiner Kopf sitzt auf einem extrem langen Hals, der mindestens zwölf v-förmige Halswirbel aufwies, die durch Hohlräume extrem leicht waren (so ist z. B. der Halswirbel einer im Vergleich kleinen Giraffe um einiges schwerer als der eines Sauropoden) und der am anderen Körperende sein Gegenstück in einem langen Schwanz findet. Alle Sauropoden liefen auf vier stämmigen Beinen und waren Zehengänger, so ähnlich wie die heutigen Elefanten. An Daumen und Zehen befanden sich zudem große Klauen. Vergleicht man nun anhand von Dinosaurierlexika die Beschreibungen von Mokele-Mbembe, erscheint als eine mögliche Übereinstimmung der Dicraeosaurus aus der Familie Diplodociden, da er mit 12, 6 Metern Länge und mit einer Schulterhöhe von rund 3 Metern in etwa die richtige Proportionen aufweisen kann. Zudem wurden von ihm in Ostafrika (Tansania) fossile Überreste gefunden, die darauf schließen lassen, das er insbesondere auch in den Flussniederungen heimisch war. Das gravierendste Gegenargument für diese Theorie stellt jedoch der ausgerechnet bei dieser Art zu kurze Hals dar. Aber andersherum gesehen, lässt sich anhand eines einzigen Fossils keine repräsentative Schlussfolgerung für die gesamte Spezies ziehen und ein langer Hals ist ohnehin ein sehr subjektiver Begriff. In Afrika selbst wurden auch noch andere Sauropodenfossilien zum Beispiel von Janenschia oder Barosaurus gefunden, so dass dieser paläontologisch noch immer wenig erforschte Kontinent und speziell die seit Millionen von Jahren von Dschungelwäldern beherrschte, weitgehend unzugängliche Region des Kongo sicherlich noch weitere Überraschungen für die Paläontologen und vielleicht ja auch für die Kryptozoologen bereithält...


Mokélé-Mbembé, Saurier-Drache oder Proteus?

Michel Meurger / Frankreich

«Der Mensch ist dem Drachen gegenüber gestanden: er kennt ihn aus Erfahrung.»

Heimito von Doderer (1959)

Was ist eigentlich das Mokélé-Mbembé?

Noch 2020 lässt sich diese Frage schwer beantworten. Von 1980 bis 2000 wurden etwa 20 Forschungsreisen nach Mittelafrika auf der Suche nach diesem rätselhaften Wesen organisiert.

Kein einziger materieller Beweis für die Existenz des vermutlichen Kryptiden ist aber von dorther mitgebracht worden.

Nach dem Paleozoologen Darren Naish sollen sich die Forscher in Wirklichkeit das gesuchte Objekt ganz und gar eingebildet haben: «They have indulged in speculative 'creature building' » (1).

Die Untersuchung der Belegstücke scheint Naish Recht zu geben.

In der Tat stellt sich heraus, dass ursprünglich die Einheimischen das hiesige Mokélé-Mbembé nicht nach der Art emfunden hätten, wie die westliche Wissenschaft es erfasst, nämlich als ein einzelnes und gut definiertes Tier mit einem scharf umrissenen Körper.

Sie hätten es vielmehr als eine Entität wahrgenommen. Eine von deren Formen wäre eine unscharfe langhalsige, manchmal mit einem langen Schwanz versehene Gestalt. Doch die morphologischen Details, Glieder, Schädelornamente scheinen recht veränderlich gewesen zu sein.

Der erste Europäer, der Informationen zu dem Mokélé-Mbembé gesammelt hat, ist Ludwig Freiherr von Stein zu Lausnitz (1868-1934). Schon in seinem von Wilhelm Bölsche 1929 veröffentlichten Bericht erwähnt er solche schwankende Beschreibungen: «Es soll einen langen, beweglichen Hals und einen einzigen sehr langen Zahn, der aber auch als Horn beschrieben wurde, besitzen» (2).

Nun, so ein «sehr langer Zahn» - offensichtlich ein Stoßzahn - weist auf die vielen afrikanischen Traditionen über heimische, mit Stoßzähnen versehene Ungeheuer hin (3). Außerdem schildert von Stein die Beine des Wesens nicht. Deswegen könnte das Mokélé-Mbembé des Leiters der Deutschen Likuala-Kongo Expedition von 1913-1914 auch aussehen wie eine Riesenschlangenart.

Hier ist es angebracht zu bemerken, dass der französische Sprachforscher Pierre Alexandre das Mokélé-Mbembé durch «Wasserschlange» übersetzt hat (4). Hinzu kommt, dass 2007 einer der afrikanischen Berichterstatter von dem Kryptozoologen Michel Ballot das begegnete Mokélé-Mbembé bloß als «eine sehr dicke Schlange» beschrieben hat (5).

Dennoch ist nach 1929 - wenn man sich auf die europäischen Theoretiker des Wesens verlassen will - von dem «sehr langen Zahn» nicht mehr die Rede. Dafür haben die Schriftsteller das «Horn» des Mokélé-Mbembé hervorgehoben, was ihnen erlaubt hat, das spekulative Tier mit den Schrecksauriern - genauer gesagt mit den Hornsauriern (Ceratopsiden) - gleichzusetzen.

Diesen Weg hat der deutsch-amerikanische Popularisator Willy Ley (1906-1969) eingeschlagen.

Durch seine Übertragung von Steins Text ins Englische macht Ley den Amerikanern das Mokélé-Mbembé bekannt. Sein Buch The Lungfish and the Unicorn (1941) vereint die verschiedenen Elemente, die Bölsche vereinzelt geliefert hatte.

Durch die paleozoologische Interpretation einer künstlerischen Darstellung verbindet Willy Ley das Bild des «kongolesischen Drachen» mit den Schrecksauriern.

Auf dem Ischtar-Tor in Babylon wurde ein merkwürdiger Vierfüßler mit den Vorderbeinen einer Katzenart und den Hinterbeinen eines Raubvogels dargestellt. Ein Borstenkamm befindet sich auf dem Rücken dieses vielförmigen Ungeheuers, das mit einem Schlangenschwanz und -hals versehen war. Auf seiner Schnauze hatte der Künstler ein gerades Horn gestellt.

Nach dem Entdecker des Ischtar-Tors, dem deutschen Archäeologen Robert Koldewey (1855-1925), wurde für den «Drachen von Babylon», den Sirrush, ein wirkliches Tier zum Vorbild genommen, nämlich ein überlebender Schrecksaurier, der den alten Babylonern vertraut war.

In seinem Buch Das Ischtar-Tor in Babylon (1918) schrieb Koldewey «Der Iguanodon aus der Belgischen Kreide ist der nächste Verwandte des Drachens von Babylon».

Willy Ley ging in der selben Richtung weiter: Das Sirrush würde tatsächlich einen Schrecksaurier mit «Vogelbeinen» darstellen, der in Mittelafrika überleben würde und von dem die Babyloner gehört hätten (6).

Auf diese Weise überdeckte das Bild des überlebenden Schrecksauriers, das die Europäer vermittelt hatten, die afrikanischen Definitionen des Mokélé-Mbembé. Deshalb bekam 1980 Roy P. Mackal (1925-2013), der erste Kryptozoologe, der eine Feldforschung zu diesem Thema gemacht hatte, einen Schock, als er an Ort und Stelle mit der Pluralität der afrikanischen Schilderungen des Mokélé-Mbembé konfrontiert wurde.

Zum Beispiel schrieb eine Dorfbewohnerin bei ihrer Schilderung dem seltsamen erblickten Wesen nicht das klassische Horn zu, sondern einen Kamm, der einem «Hahnenkamm» ähnlich gewesen sei (7).

Bemerkenswert sind in diesem Fall - außer dem Hinweis auf den reptilartigen Basilisk - die Ähnlichkeiten dieses mit einem Kamm versehenen Mokélé-Mbembé mit einem anderen kongolesischen Wasserungeheuer, nämlich mit einer großen Schlange, die mit einem «roten Kamm» ausgestattet sei (8).

Je größer die Anzahl an Zeugen wird, umso mehr zersplittert die körperliche Einzigkeit des vermutlichen Kryptiden, um einer viel zu großen morphologishcen Vielfältigkeit zu weichen.

Als Mackal einer heimischen Zeugin eine Reihe von tierischen Darstellungen vorstellt, zeigt diese breit lächelnd auf die Abbildung von einem Stegosaurus. Da fragt sich der verblüffte Amerikaner, ob er nicht in der «Lost World» gelandet sei (9). Zum Glück wird er durch andere Berichte über das «Tier mit auf dem Rücken wachsenden Brettern» wieder beruhigt, die ihn dann dazu bringen, die Realität von diesem unwahrscheinlichen Wasserstegosaurus und dem von Mokélé-Mbembé- Schrecksaurier zugleich zu erkennen.

Doch weitere Berichterstatter geben neue Beschreibungen von seltsamen Tieren ab. Immer mehr unterschiedliche Ungeheuer gibt es und der Forscher nimmt sie alle wider Erwartens in Kauf. So nimmt er in sein problematisches Tierhaus einen «Schlange-Schrecksaurier» mit langem Kamm und auch so etwas wie ein gehörntes Mokélé-Mbembé auf. Drei neue Schrecksaurier nehmen also Platz in dieser Rumpelkammer von euroafrikanischem Synkretismus.

Bestimmt war Mackal die Gestaltsfähigkit von dem Mokélé-Mbembé, einer formlosen Entität, die verschiedene Merkmale zu kriegen und sich unter vielfachen Namen zu verwandeln vermochte, nicht bewusst.

Letzter Pinselstrich am seltsamen Gemälde!

2008 berichtet ein Beobachter Michel Ballot von einem Mokélé-Mbembé, dessen Rücken und Schwanz sich mit einer ganzen Reihe von Hörnern schmücken würde (10).

Das letzte Wort hat dieser Zauberer vom Télé-See, dem angeblichen Schlumpfwinkel des Ungeheuers. Er hat zahllose, sehr unterschiedliche Berichte zum Mokélé-Mbembé gesammelt und sie alle akzeptiert, denn für ihn soll die Entität eine mächtige Gottheit sei, die immer wieder neue Formen annehmen würde (11).

Wâhrend die Afrikaner das Mokélé-Mbembé als Proteus betrachten, halten es die Europäer und Amerikaner für den Drachen-Schrecksaurier aus den verlorenen Zeiten.

Quellen :

  1. Darren Naish Hunting Monsters. Cryptozoology and the Reality behind the Myths, London: Sirius Publishing, 2017, p.273.
  1. Wilhelm Bölsche, Drachen, Sage und Menschheit, Stuttgart: Kosmos, 1929, p.50-51.
  1. Bernard Heuvelmans, Les Derniers Dragons d'Afrique, Paris: Plon,1978, p.262 , siehe das «Dilaï», ein anderes kamerunisches Ungeheuer mit Stoßzähnen, die aussehen wie die bei dem Walross.
  1. Bernard Heuvelmans, Dragons, p.260.
  1. Michel Ballot, «Auf der Spur des Mokélé-Mbembé», in Der Kryptozoologie Report, Nr.6, II, 2008, p.8.
  1. Ich benutze die vermehrte Ausgabe von Leys Buch, das unter einem neuen Titel erschienen ist: The Lungfish, the Dodo and the Unicorn, New-York: The Viking Press, 1948, p.156-170.
  1. Roy P. Mackal, A Living Dinosaur? In Search of Mokele-Mbembé, Leiden: E.J.Brill, 1987, p.77.
  1. Bernard Heuvelmans, Dragons, p.66.
  1. R. P. Mackal, Dinosaur, p.84.
  1. Michel Ballot, «Auf der Spur», p.11.
  1. R.Nugent, Drums along the Congo: On the trail of Mokéké-Mbembé, Boston: Houghton-Mifflin, 1993, p. 163-164.


Der erste Mokele-mbembe-Bericht im Original - und ein paar mehr ...

Ulrich Magin

Mokele mbembe, der afrikanische Dinosaurier, taucht zum ersten Mal unter diesem Namen in einem deutschen Expeditionsbericht auf - den Unterlagen der deutsche Likuala-Expedition 1913/14, die zur Erkundung der Kolonie Kamerun dienten, und die Freiherr Stein zu Lausnitz leitete.

Den Bericht des Freiherrn, der nie Teil der wissenschaftlichen Veröffentlichung wurde, lernte ich zum ersten Mal in Peter Kolosimos Buch "Viel Dinge zwischen Himmel und Erde" kennen. Er führte als Quelle Ivan T. Sandersons Artikel im "INFO Journal" an (der zusätzlich auch in seinem Buch "More 'Things'" erschien). Sandersons Quelle schien Willy Leys "Drachen Riesen Rätseltiere" gewesen zu sein, das unter unterschiedlichen Titeln zuerst in Amerika erschien. Von Ley hatte auch Heuvelmans seinen Text in "On the Tracks of Unknown Animals". Ob Willy Leys deutsche Ausgabe aus dem Amerikanischen übersetzt ist, oder ob er von Stein zu Lausnitz Text - schließlich war Deutsch seine Muttersprache - im Original zitierte, wusste ich nicht zu sagen.

Die meisten von uns aber dürften dieses wichtige Dokument nur aus einer Übersetzung zurückübersetzt kennen. Da es sozusagen einer der ersten Texte über lebende Dinosaurier in Afrika ist (unabhängig von der von Hagenbeck gefundenen Tradition des Chipekwes), war ich froh, das Original des Textes kürzlich in einem kleinen Kosmos-Bändchen zu entdecken. Es handelt sich um Wilhelm Bölsches "Drachen - Sage und Naturwissenschaft, eine volkstümliche Darstellung" (Kosmos, 1929, S. 50-54)

Zunächst leitet Bölsche auf das material ein, dann bringt er längere Ausschnitte aus dem Originalbericht:

"In dem allbekannten inhaltsreichen Werk des alten Hagenbeck 'Von Tieren und Menschen' wird gelegentlich eines geheimnisvollen Ungetüms, 'halb Drache, halb Elefant', Erwähnung getan, das sich im dunkelsten Afrika berge und vielleicht ein noch lebender Brontosaurus sei. Alte Buschmannbilder wiesen darauf hin; den Tierfängern der Firma sei wiederholt davon berichtet worden. Doch seien unmittelbare Versuche, seiner habhaft zu werden als des sicherlich großartigsten Schaustücks für Stellingen, bisher stets an unwegsamen Fiebersümpfen gescheitert. Wie die Firma gelegentlich mitteilte, hatte sich auch in den folgenden beiden Jahrzehnten an dieser Sachlage nichts geändert, und das fragwürdige Abenteuer schien erneut im Märchen zu verklingen. Gegenwärtig sind mir aber wieder greifbarere Nachrichten zugekommen, die das Ganze in ein neues Licht stellen könnten.

Ich verdanke sie der Freundlichkeit des Hauptmanns Freiherrn von Stein zu Lausnitz, des verdienstvollen Leiters der deutschen Likuala- Kongo-Expedition von 1913/14, deren wichtigstes Kartenmaterial inzwischen in den 'Mitteilungen aus den deutschen Schutzgebieten' erschienen ist. Ich gebe die betreffende Stelle (aus den noch unveröffentlichten zoologisch-botanischen Ergebnissen der Forschungsreise) mit gütiger Erlaubnis möglichst im Wortlaut wieder, um den Eindruck nicht abzuschwächen.

Ort ist diesmal das verwickelte Flußadernetz des südlichsten Kamerun unmittelbar zum untern Kongo, mit seinen Überschwemmungsgebieten, Wasserwäldern auf schwankendem Wurzelgrund und Raphiapalmensümpfen - eine der bisher unbekanntesten und auch unwegsamsten Stellen Afrikas.

Von Steins Bericht

Es handelt sich laut von Steins äußerst vorsichtigem Bericht um 'einen sehr merkwürdigen Gegenstand', der 'möglicherweise nur in der Phantasie der Stromanwohner existiert', 'wahrscheinlich aber doch irgendeinen greifbaren Untergrund hat'. Die Angaben stützen sich vorläufig mangels genauer eigener Erkundung auf 'sonst recht zuverlässige und landeskundige eingeborene Quelle' und sind 'ganz unabhängig voneinander von erprobten Führern wiederholt gleichartig bestätigt' worden.

Wesentlichen Inhalt bildet auch hier ein 'Geschöpf, das die Uferbevölkerung dieser Teile des Kongobeckens, des unteren Ubangi und des Ssanga bis etwa hinauf nach Ikelemba als mokéle-mbêmbe bezeichnen und sehr fürchten'.

'In den weniger großen Strömen, wie in den beiden Likuala, soll es gänzlich fehlen, und auch in den genannten Stromteilen in nur sehr wenigen Individuen vorhanden sein. Außerhalb der Fahrrinne des Ssanga, z. B. etwa zwischen der Mbaiomündung und Pikunda, sollte zur Zeit der Expedition ein derartiges Geschöpf gerade sein Wesen treiben, also bedauerlicherweise in einem Flußabschnitt, der infolge des brüsken Abbruchs der Expedition nicht mehr zur Untersuchung gelangte. Aber auch im Ssômboarm fanden sich hinweise auf das angebliche Tier. Die Erzählungen der Eingeborenen geben etwa folgendes Bild.

Bevorzugter Aufenthalt sollen die nicht ganz seltenen, sehr tiefen Wirbelstellen sein, die der Strom in den konkaven Uferstrecken scharfer Richtungsänderungen vielfach ausgearbeitet hat.

Es soll das Geschöpf da die häufigen, aus den Lehmsteilufern unter dem Wasserspiegel ausgewaschenen Höhlungen mit Vorliebe aufsuchen. Auch am Tage soll es das Ufergelände betreten, um dort seiner, was eigentlich gegen Sage spricht, rein pflanzlichen Nahrung nachzugehen. Besonders eine weiß-großblütige Uferliane mit kautschukhaltigem Milchsaft und apfelähnlich aussehender Frucht soll bevorzugte Äsung sein. Im Ssômboarm wurde mir einmal sogar in der Nähe einer Gruppe derartiger Pflanzen ein sehr frischer, gewaltiger Durchbruch durch das dichte Uferbuschwerk gezeigt, den das Tier kürzlich erst hinterlassen hätte, um zu dieser Nahrung zu gelangen. Die wie überall massenhaft aus dem Wasser an Land führenden Flußpferdwechsel und die außerordentlich begangenen, breiten Wildpfade, die auf weite Strecken den Uferrändern folgen und ihre Entstehung Elefanten, Flußpferden und Büffeln verdanken, erlaubten an dieser Stelle aber leider nicht, auch nur mit einiger Sicherheit irgendeine Fährte auszumachen ...'

Der Saurier ist ein Einhorn

'Das Tier wird beschrieben als von graubrauner Farbe, mit glatter Haut und in Elefanten-, mindestens aber Flußpferdgröße. Es soll einen langen, beweglichen Hals und einen einzigen, sehr langen Zahn, der aber auch als Horn beschrieben wurde, besitzen. Einige sagten ihm auch einen sehr langen, kräftigen Schwanz in Alligatorenart nach. Kanus, die in seine Nähe kommen, sollten sofort angegriffen und umgeworfen, die Besatzung zwar getötet, aber nicht gefressen werden.'

Der Berichterstatter deutet hier die Denkbarkeit allgemeiner Gefahrsagen für solche Wirbelstellen bei hohem Wasserstande selbst für größere Kanus an, kehrt aber doch wieder zu dem Tierbilde zurück. Wesentlich viel mehr sei aus den Aussagen nicht zu gewinnen gewesen, wenn man märchenhafte Züge wie 'Unverwundbarkeit und ähnliches' beiseite lasse. Eine zoologische Nebenvermutung, daß es sich um eine große Manatus-Art (also einen Vertreter der auch sonst in Flüssen und Seen des tropischen Westafrika bis in den Tjadsee verbreiteten sog. Seekühe, Trichechus, rein wasserangepaßter pflanzenfressender Elefanten-Altverwandten) handeln könnte, hat sich als unhaltbar erwiesen.

In einer privaten Mitteilung an mich erwähnt von Stein aus seinem Reisejournal noch eine Notiz 'vom oberen Ssanga, aus Benassa zwischen Quesse und Nola, also bereits aus der Region der Steinbänke und des überwiegenden Felsbettes ..., wonach von dort wohnenden Ndsimu ... eine ganz entsprechende Erzählung und Beschreibung' gegeben wurde.'Zwei außerordentlich hochstehende Fullah aus der Garuagegend, die ... sich die übliche Bângala-Verkehrssprache angeeignet hatten, folgten diesmal diesen Unterhaltungen und erzählten dann übereinstimmend von einem ganz ähnlichen, wenn auch seltenen Vorkommen im von hier doch so weit entfernten Benuë, der doch dem Niger-System angehört.' Diese weite Verbreitung, meint von Stein, könne immerhin ein wenig mehr zur Erklärung durch Sage geneigt machen.

Von anderer Seite schließen hier mehr oder minder Berichte an von Koch aus Kamerun, die aber mehr auf eine riesige Wasserschlange gehen würden, die alle ihr begegnenden Menschen und an Furtstellen sogar passierende Elefanten töte. Die Leichen solcher etwas rätselhaft abschwimmenden Elefanten hat auch von Stein beobachtet, sah sie aber als Opfer der Stromschnellen selbst an. Im übrigen zeigen diese Schlangenberichte, die gelegentlich ebenfalls von Stein hörte, weit stärkere Legendenzüge und dürften, falls sie überhaupt auf das gleiche Tier gehen, bereits seiner Verdunkelung in einen nahe liegenden Sagenkreis hinein angehören, der doch die Grundwirklichkeit durchaus nicht ausschließt.

Schließlich haben ganz unabhängig noch zwei Belgier neuerlich aus dem östlichen Kongobecken berichtet, daß sie in Verfolgung einer seltsamen Fährte ein brontosaurushaftes Ungeheuer mit riesigem Hals, einer Art Rhinozeroshaut und dickem Känguruhschwanz wirklich von fern erblickt hätten. Die Erzählung, in der englisch-amerikanischen Presse mit Wort und Bild gleich unsinnig als Sensation ausgeschlachtet, hat, bei starker Unwahrscheinlichkeit sonst, doch den einen merkwürdig übereinstimmenden Zug, daß auch in ihr dem fraglichen Geschöpf ein Horn auf der Schnauze zugeschrieben wird.

Ich verzeichne immerhin zu der ganzen Sachlage und vor allem den ersten von Steinschen Angaben, die alle Züge besonnener wissenschaftlicher Kritik wahren, ein paar eigene Bemerkungen.

Der Bezug gerade auf einen Brontosaurier ist natürlich, auch die echte Existenz eines zoologisch noch unbekannten und zu erforschenden riesigen Sumpftiers zugegeben, kein zwingender.

Immerhin wäre vielleicht kein Ort der Erde auch für einen solchen geeigneter, wenn das Wort einmal anklingen soll.

Ähnliche Riesensaurier haben auf der Grenze vom Jura zur Kreide, wie die herrlichen Tendagurufunde beweisen, in Ostafrika in Masse gelebt - einer Fachvermutung nach auch in seichten oberen Flußgebieten, wo sie im Wasser standen und weiche Wasserpflanzen abweideten, während abtreibende Leichen verunglückter Exemplare sich unten im Delta gelegentlich häuften.

Der Dino ist ein Vegetarier

Gerade dieser Hauptsockel des afrikanischen Festlandes dürfte aber in der ganzen Zwischenzeit seither kaum größere Bodenveränderungen erfahren haben. Die Umwelt könnte also in den kamerunischen Wasserwäldern bis heute ungefähr als die gleiche gelten. Bloß daß sich die angreifenden Raubsaurier, die schon damals das Riesenvolk in die Sümpfe trieben, jetzt gänzlich dort verloren hätten, was dem Fortvegetieren einer immerhin kleineren Art nur Vorschub leisten konnte.

In der Tat doch recht merkwürdig ist, daß das fragliche Tier kein Fleisch fressen, sondern saftige Wasserpflanzen abäsen soll.

Daß es als heutiger Machtherrscher seines Gebiets Elefanten bis zum Ertrinken scheu machen, Kanus umwerfen und Menschen schlagen würde auch ohne Freßgelüste, liegt aber ebenso nahe.

Der lange Hals, einzeln aus dem Wasser gereckt, könnte die Schlangenlegende begünstigt haben.

Ein Horn jener Art kommt bei vielen Urweltsauriern, wie auch heutigen Schlangen und Eidechsen vor, worüber noch ein Wort zu sagen sein wird.

Selbst über die Unverwundbarkeit in Eingeborenenaugen ließe sich bei einem reptilischen Dickhäuter, der einst Megalosaurusbissen standhalten sollte, reden.

Ein besseres Versteck, wie gegen den Wandel der Zeiten selbst, so auch gegen den Spüreifer unserer Zoologen bisher, hätte dieses Stück 'verlorener Welt' sich auch nicht gut aussuchen können als in diesen verwunschenen, undurchdringlichen Kamerun- und Kongo-Dickichten von extremer Unpassierbarkeit. Also alles in allem - warum nicht? Es kostet nur den ersten Schritt. Wobei allerdings auch hier wieder der zähnefletschende böse Landdrache der Sage fehlen würde. Es scheint, daß diese Sage selbst wenigstens heute auch in Afrika nicht sehr verbreitet ist. Es könnte uns blühen, daß, wenn mir den kamerunischen Brontosaurus wirklich noch lebend entdeckten, gerade der 'Drache' als solcher in der Menschheitsseele von hier gar nicht befruchtet worden wäre. Aber wir gingen ja von dem Bilde zu Babylon aus, und wenn am Ssanga heute so etwas lebte, wie vielleicht nicht auch dort noch vor Jahrtausenden."

Nur so als Hinweis: Die "verlorene Welt" , die Kryptozoologen heute noch bemühen, ist Humbug und entspringt der kolonialistischen Phantasie, nach der die Afrikaner unzivilisierte Wilde waren und sind, zu keiner Kulturleistung fähig. Tatsächlich konnte man im Oktober 2000 in der deutschen Ausgabe von "National Geographic" (S. 68-69) nicht nur tolle Luftaufnahmen des Lac Tele bestaunen, man erfuhr zudem, dass die gesamte Region um den See und den Likula noch in jüngerer Vergangenheit dicht besiedelt war und dass Forscher dort überall auf die Ruinen großer landwirtschaftlicher Terrassen stoßen. Die Region war nicht unberührt, sondern - ähnlich wie unsere Mittelgebirge noch vor 200 Jahren - abgeholzt.

Ostafrikanische Dinosaurier

Wenn wir gerade bei deutschen Berichten von Dinos in Afrika sind. Tanganjika war von 1885 bis 1918 Teil der Kolonie Deutsch-Ostafrika. Ich kenne keine offiziellen Meldungen, aber aufgrund der Tatsache, dass sich dort mehr Deutsche aufhielten als in anderen Teilen Afrikas, haben wir auch von hier zwei Zeitungsberichte.

Wir lesen in der "Neuen Mannheimer Zeitung" am 6. Januar 1934 auf Seite 5:

"Zu den Berichten über das Fabelwesen in Loch Neß schreibt eine Leserin der 'Königsberger Allg. Ztg.', ihrem Blatte: Ich lege Ihnen einen im Juni 1928 erhaltenen Brief vor, worin übe ein ähnliches Ungeheuer aus dem Tanganjika-See berichtet wird. Es heißt da: 'Du willst etwas Neues aus Afrika wissen? Also, höre zu, was kürzlich am Lagerfeuer erzählt wurde. Im Tanganjika-See lebt noch ein Saurier, der von verschiedenen Schiffen aus gesichtet wurde, aber nur von weitem. Er sah aus wie eine Insel. Wenn man näher kam, tauchte die Insel plötzlich unter. Spuren von ihm hat man im Ufersand gefunden: drei klauen, wie von einem Riesenvogel, viel größer als ein elefantentaps, und die Schleifspur von einem dicken Schwanzende. Der Bruder des am Anfang des Krieges oft genannten Sir Edward Grey sitzt schon seit Jahren am Tanganjika-See, at seine eigene Yacht, und bringt sein Leben damit zu, nach dem Ungetüm zu forschen. Mr. Dammy M., der auch hier im Lager weilt, ist ein persönlicher Bekannter von Mr. Grey und bestätigt das von letzterem Gesagte.'"

Der Tropenarzt und die Seeschlange

Ebenfalls vom Tanganjika-See stammt eine Meldung, die wir dem deutsche Arzt Max Ulrich Thierfelder (geb. 8. August 1885 in Rostock; fest. 21. April 1957 in Indonesien) verdanken. Er bekämpfte im Auftrag der deutschen Kolonie Deutsch-Ostafrika als Regierungsarzt die Schlafkrankheit. Seine Augenzeugenbericht erschien zunächst im Februar 1948 in "Die Glocke" (S. 3) und wurde nachgedruckt in der Zeitschrift "Das Tier" im September 1963 (S. 24). Nachdem ich den Bericht aufgespürt hatte, brachte ich eine englische Übersetzung in der amerikanischen Zeitschrift "Strange" (Nr. 6, S. 11), dann ging meine Kopie des Artikels verloren. Ich übersetze deshalb von meiner englischen Fassung ins Deutsche zurück - deshalb steht der Bericht nicht in Anführungsstrichen. Die Originalfassung weicht sicherlich davon ab!

M. U. Thierfelder ging mit einem örtlichen Lehrer namens Ilsgensmeier in der Nähe des Sees auf die Jagd. Als sich Thierfelder, Ilsgensmeier und ein afrikanischer Junge in der Nähe einer von Klippen umgebenen Bucht des Sees befanden, kam plötzlich vom See etwas in die Bucht, das er noch nie zuvor gesehen hatte. Es war eine Wesen, das einer riesigen Schlange glich. Es schwamm jedoch nicht wie Schlangen in waagrechten Bewegungen, sondern seine Schleifen - er zählte bis zu sechs - erhoben sich senkrecht aus dem Wasser. Das Tier kam ziemlich zügig in der Bucht und schwamm direkt in die Nähe des felsigen Ufers, auf dem er regungslos lag.

Durch den Vergleich der Schleifen mit einigen Ottern in der Nähe schätzte Thierfelder, dass das Tier etwa fünfzig Meter lang sein musste, wobei jede Schleife etwa viereinhalb Meter in der Länge und drei Meter im Durchmesser maß. Der Durchmesser des ganzen Tieres war vom Kopf bis zum letzten Drittel ungefähr gleich, wobei es sich zum Schwanz hin verjüngte.

Das Tier hatte weder Beine noch Stümpfe noch Flossen. In der Nähe des Kopfes befanden sich jedoch auf beiden Seiten schmale flossenartige Strukturen. Die Farbe des Tieres war hellbraun; es hatte keine Schuppen, war aber mit einem dicken Fell bedeckt. Der Kopf war schwer zu erkennen, da er nur kurz über dem Wasser erschien, er war aber nicht breiter als der Körper und nicht durch einen Hals von ihm abgetrennt. Er wirkte nicht wie der Kopf einer Schlange, sondern eher wie der eines Säugetiers, etwa einer Seekuh. Der Mund wirkte jedoch schmal und länglich.

Nachdem sich das riesige Tier einige Zeit zwischen den Ottern bewegt hatte, drehte es um und schwamm in majestätischen Wellen aus der Bucht.

Ilsgensmeier hatte das Tier ebenfalls gesehen, und seine Beobachtungen stimmten vollkommen mit denen von Thierfelder überein. Ihre afrikanischen Arbeiter, die keine Einheimischen der Region waren, kannten das Tier nicht, behaupteten jedoch, dass die Einheimischen es alle fünf Jahre sahen.

In der Heuvelmanschen Klassifikation wäre das ein Superotter, die Abart der Seeschlange, die die arktischen Küsten Grönlands und Skandinaviens bewohnte - aber nun mitten in Afrika!

Und dann war noch Äthiopien

Nach der "Neuen Mannheimer Zeitung" vom 6. September 1935, S. 7:

"Im Tanasee, Abessinien [Äthiopien], in der Provinz Amhara, lebt ein Geist, der dem Ungeheuer von Loch Ness gleicht, nur viel größer ist. Die Eingeborenen trauen sich nicht an den See heran."

Auch das ist eine große Falschmeldung - der Ufer des Sees sind dicht besiedelt, Linienschiffe verkehren darauf, auf den Inseln stehen Klöster ... Aber es muss halt immer etwas dramatischer sein, wenn es um überlebende Dinosaurier und Seeungeheuer geht.